INCITATIONS AUX HEURES SUPPLÉMENTAIRES.
La défiscalisation des heures sup’ (payées 25 % en
plus) serait présentée en juillet prochain ou avec la loi de
finances d’automne. Les charges sociales et patronales de
Sécurité sociale seront supprimées au-delà de 35 heures. Le
revenu des heures sup’ ne sera pas imposable.
Il est prévu par ailleurs d’expérimenter la
TVA dite “ sociale ”.
Cet outil fiscal déjà mis en oeuvre en Allemagne ou au
Danemark sert à financer tout ou partie de la protection
sociale par une part supplémentaire de TVA. Autrement dit à
faire basculer une partie du financement de la protection
sociale - actuellement assuré pour partie par les cotisations
patronales prélevées sur la feuille de paie - sur la
consommation. Elle touche uniformément tous les consommateurs,
donc les salariés quels que soient leurs revenus.
Pour la CFTC, la reconnaissance du travail (et de sa
juste valeur) doit être au coeur de la stratégie d’entreprise
et au plus près de la vie des salariés. La création (et la
redistribution) des richesses ne doit pas pour autant
s’éloigner du principe de solidarité garant d’une certaine
idée de la justice sociale.
En route vers le
SERVICE MINIMUM.
Une négociation entre les fédérations syndicales et le
ministère des Transports devrait avoir lieu cet été. En cas de
désaccord, une loi sera présentée à l’automne. La CFTC
en profitera pour promouvoir l’alarme sociale.
SALAIRES.
Parallèlement, à la revalorisation annuelle du Smic au 1er
juillet, le gouvernement devrait inciter les branches à
négocier de nouveaux accords salariaux en échange d’allègement
de charges. Aucune date n’est prévue actuellement. Pour la
CFTC il conviendrait de mettre un terme à la course à la
rémunération indirecte et de conditionner les aides aux
entreprises au niveau de l’investissement productif réalisé.
Concertation autour du
CONTRAT DE TRAVAIL UNIQUE
(CTU). La première des quatre conférences
Etat-patronat-syndicats (qui auront lieu en septembre) lancera
des négociations sur de la création du CTU, la “ flexsécurité
”, et la réduction de la durée de procédure de licenciement.
La CFTC, hostile au CTU, poussera son Statut du
travailleur pour sécuriser les parcours de vie de tous les
salariés.
Une autre conférence portant sur la
DÉMOCRATIE SOCIALE
invitera à instaurer de nouvelles règles : liberté de
présentation au premier tour des élections professionnelles,
aide au financement des syndicats, réforme de la
représentativité... La CFTC entend défendre le
pluralisme syndical et le développement du dialogue social
notamment dans les PME.
Le retour
DES
RÉFORMES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE.
Durant la campagne électorale, le candidat Nicolas
Sarkozy a proposé la mise en place des “ franchises ” de
santé, c'est-à-dire de montants annuels non remboursés mais
dont la prise en charge pourrait être assurée par des
complémentaires. Pour la CFTC l’assurance maladie doit
continuer à reposer sur le principe de solidarité où chacun
finance selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Parallèlement, le nouveau gouvernement devra préparer dans les
prochains mois la
RÉFORME DES RETRAITES.
Les régimes spéciaux (EDF-GDF, SNCF, RATP) sont dans la ligne
de mire.